Dans l’article précédent, nous avons travaillé quelques-unes des plus importantes compétences nécessaires pour éveiller la curiosité spirituelle. Nous avons appris à prêter attention aux émotions et aux aspirations de tous les jours que chacun de nous porte en soi, et qui laissent entrevoir l’existence de l’âme et le désir profond d’être en lien avec Dieu. Mais il nous reste beaucoup à apprendre quand il s’agit de se servir de cette attention spirituelle nouvellement éveillée comme d’un tremplin pour présenter Dieu et l’Évangile aux gens.
« Alors, quand est-ce qu’on va parler de Jésus, au juste ? »
La question n’était pas totalement inattendue. Et elle partait d’une excellente intention.
Notre rencontre de jeunes ouverte à tous, dans l’école du quartier, tournait déjà depuis quelques semaines. Une bonne vingtaine de jeunes débarquaient en général en trombe dans la salle de classe qu’on nous avait attribuée, pour décrocher un donut gratuit et nous écouter parler de la foi. L’enseignante qui posait cette question se demandait simplement quand nous finirions par en venir au fait. Comme nous savions qu’elle avait été très active, pendant ses études, dans un mouvement chrétien étudiant, nous devinions qu’elle souhaitait la même approche pour notre bande de la pause de midi : lire ensemble les Évangiles, directement, et apporter des réponses rationnelles aux questions qui surgissent. Mais notre salle pleine de jeunes bruyants et déchaînés n’avait, à bien des égards, rien à voir avec les étudiants au profil très intellectuel qu’elle avait alors en tête. Pendant que nous façonnons ce nouveau point de départ pour une génération totalement indifférente à Dieu, nous avons beaucoup bataillé sur la question de savoir comment atteindre au mieux des personnes qui n’ont absolument aucune histoire avec Dieu ni avec son Église. Il nous est arrivé de nous ranger du côté de ceux qui disent :
« Nous devons simplement annoncer l’Évangile avec courage. » Ou : « Nous devons simplement prêcher la Parole et laisser le Saint-Esprit agir. »
Au premier abord, cela semble juste et pieux. Mais cela néglige l’autre côté, décisif, de l’équation missionnaire : notre interlocuteur peut-il seulement entendre notre message ? Aucun missionnaire ne projetterait jamais d’arriver dans un pays étranger, de lancer l’Évangile à la cantonade dans sa propre langue maternelle, puis de repartir content parce qu’il a « fait son travail ». De la même façon, nous respectons la motivation du prédicateur de rue qui lit la Bible au mégaphone, mais beaucoup d’entre nous se demandent, tout à fait à raison, quelle est vraiment l’efficacité de cette méthode.
Peut-être qu’on attend simplement de nous davantage que de « prêcher le message et laisser les résultats à Dieu ».
D’après notre expérience, la barrière de la pertinence est le plus grand obstacle à écarter tout au début, si nous nous attendons à ce que les gens s’ouvrent à l’Évangile. Nous ressentons l’urgence d’attirer l’attention précisément sur cette barrière : sur les questions que les gens se posent vraiment, sur la manière dont les gens décident aujourd’hui, par l’expérience, de ce qui est vrai, et sur la façon très concrète dont nous pouvons aider à franchir ce premier blocage en éveillant la curiosité spirituelle.
Mais éveiller l’âme d’une personne au point qu’elle prenne conscience de sa vraie nature spirituelle n’est, bien sûr, que le début. Nous devons absolument « parler de Jésus » et, comme l’a dit un de nos amis, plein de sagesse, ne pas craindre de franchir le « seuil de la douleur » quand il s’agit d’aborder notre problème de péché.
Comment y arriver, alors ?
« Le premier contact avec des jeunes ne vaut pas grand-chose si la relation ne mène pas à un point où une communauté de personnes peut se lancer ensemble dans un voyage de découverte de la foi. »
— Rich Atkinson, Target, p. 39
De l’éveil de l’âme à la rencontre avec le Sauveur : le processus Stir en un coup d’œil
Même si le tableau est sûrement différent du point de vue de Dieu, nous avons toujours souligné que, de notre point de vue humain, l’évangélisation est la plupart du temps un processus, et non une rencontre unique. Nous savons que, dans la réalité, c’est Jésus lui-même qui l’affirme : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6.44). Pourtant, Dieu nous appelle à prendre part précisément à cette œuvre d’« attirer » les gens.
Au risque de trop simplifier quelque chose d’aussi profond que le salut d’une âme, nous nous sentons dans l’obligation de formuler un processus à la fois tangible et facile à retenir. Nous sommes des gens de terrain, jusqu’au bout des ongles. Et nous avons vu beaucoup de gens, tout comme nos anciens jeunes, avoir du mal à mettre en pratique de bons principes théologiques. C’est pourquoi nous avons trouvé extrêmement utile de tracer un chemin clair et de planter quelques panneaux indicateurs qui montrent la direction du but.
Voici le chemin que nous proposons pour franchir la barrière de la pertinence et conduire les gens jusqu’au point où nous pouvons leur offrir concrètement l’Évangile :
- Éveiller (Stir). Apprends à éveiller la curiosité spirituelle en faisant remonter à la surface, chez les gens, des pensées, des questions et des aspirations enfouies, qui laissent entrevoir l’existence de l’âme.
- Interpréter (Interpret). Interprète ces élans spirituels, confirme-les et sers-t’en comme point de départ pertinent pour le voyage vers Dieu.
- Présenter (Introduce). Présente aux gens Dieu, son histoire et d’autres personnes qui le connaissent. Et présente-leur Jésus.
- Inviter (Invite). Invite les gens à s’engager pleinement avec Dieu et son plan, en faisant de Jésus celui qui les guide et qui leur pardonne.
Éveiller et interpréter (Stir & Interpret)
Nous avons déjà longuement parlé des premières phases de cette approche. En résumé : nous devons commencer par répondre à la question fondamentale de notre monde postmoderne : « Et alors ? Pourquoi est-ce que je devrais me soucier de la foi ? » Nous pouvons essayer de briser cet état figé d’indifférence en ÉVEILLANT les aspirations de l’âme, en amenant ces sentiments à la conscience et en les INTERPRÉTANT comme venant de notre nature spirituelle, donnée par Dieu.
Cet éveil crée de l’élan. Il nous permet d’emmener les gens plus loin, afin que nous puissions leur PRÉSENTER le Dieu qui les aime et, finalement, les INVITER à suivre Jésus.
Regardons de plus près ces deux dernières phases de notre approche Start to Stir.
Présenter (Introduce)
Présenter Dieu
Amener les gens de la conscience aiguisée de leur vraie nature spirituelle jusqu’au désir d’en découvrir davantage, cela ressemble en pratique à peu près à ceci :
« J’ai l’impression que tu as des aspirations que les choses matérielles de ce monde ne peuvent pas combler, et des émotions qui montrent que tu voudrais te relier à quelqu’un ou à quelque chose de plus grand que toi. Je crois que ce quelqu’un, c’est Dieu. Et j’aimerais vraiment beaucoup te le présenter. »
Comme Paul dans sa stratégie missionnaire à Athènes, nous pouvons dire : « Il est évident que tu cherches quelqu’un ou quelque chose… Puis-je te le présenter ? » (Actes 17)
Quand nous présentons Dieu aux gens, nous avons la chance de répondre à une autre question, elle aussi d’une simplicité trompeuse, que nos amis, nos collègues et nos camarades de classe poseront à tout système de croyances : « Est-ce que ça marche ? » Ou, autrement dit : « Est-ce que ça améliore ma vie ? »
« Les questions apologétiques habituelles ne semblent pas faire avancer ces jeunes ni les engager dans une conversation sur Dieu. Ils s’intéressent plutôt à la vie concrète : où et quand ils pourraient penser à Dieu au sujet d’événements de leur vie, et à l’utilité pratique de Dieu. »
— Lahna Pottle, No Questions Asked : The Findings From a Qualitative Study of 16-19 Year-Olds in Luton, The Youthscape Centre for Research, 2016, p. 11
En présentant Dieu, nous pouvons montrer que c’est vraiment en lui seul que nous « avons la vie, le mouvement et l’être » (Actes 17.28). Nous pouvons montrer que nouer un lien avec Dieu, et vivre la foi chrétienne, débouche précisément sur le genre de beauté, d’épanouissement profond et de vocation dont nos âmes ont si soif. Et nous pouvons le faire d’une manière qui rejoint exactement la façon dont, dans notre contexte, les gens décident de ce qui est vrai : par l’expérience.
Nous pouvons apprendre à le faire dans nos relations de tous les jours, et nous pouvons nous servir du cours Stir pour présenter Dieu de manière délibérée.
Présenter Dieu de façon personnelle
Il y a plusieurs façons de présenter Dieu aux personnes que nous côtoyons régulièrement. Nous n’avons pas à nous limiter à notre seule grande histoire de foi, celle où nous expliquons comment nous avons trouvé le pardon. Nous pouvons aussi nous appuyer sur la force de nos petites histoires du quotidien. Ces petites expériences montrent comment Dieu répond aujourd’hui à nos besoins et comble nos aspirations. Nous devons apprendre à raconter ces histoires tout naturellement, dans un langage de tous les jours, tout à fait ordinaire.
« Les récits personnels de foi témoignent de la capacité de l’Évangile chrétien à transformer les gens et à devenir une part importante de leur vie, de sorte qu’une vérité objective devient une réalité subjective sans perdre son caractère objectif. »
— Alister McGrath, Narrative Apologetics
Nous pouvons aussi apprendre à franchir le « mur du son » spirituel et à aider les gens à faire l’expérience de Dieu très directement, en leur proposant de prier pour eux, parfois sur le moment, là où nous nous trouvons. Demande toujours la permission d’abord. Reste bref, reste simple, et assure-leur que tu ne vas rien faire de gênant et qu’ils n’ont même pas besoin de fermer les yeux.
J’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire, dans un parc ou dans un café : « Je sais que tu ne crois pas encore en Dieu, mais moi, si. Je peux prier pour toi un instant ? » Et j’ai alors demandé à Dieu de consoler mon ami pendant qu’il attend des nouvelles de son médecin, ou de donner la paix à une amie quand le membre difficile de sa famille vient lui rendre visite.
Certains d’entre nous devront peut-être d’abord se demander s’ils croient vraiment que les gens peuvent faire l’expérience de Dieu avant de s’être abandonnés à lui sans réserve. Parfois, quand la curiosité spirituelle vient tout juste de s’éveiller, un ami nous confie : « J’aimerais tellement que Dieu soit là-haut et qu’il m’écoute, mais je ne ressens simplement aucun lien. » Quand cela arrive, tu peux avoir l’absolue certitude que le Saint-Esprit est à l’œuvre ! La question de la pertinence de Dieu ne se pose plus du tout. Tu as maintenant la porte ouverte pour apporter l’Évangile, qui, à ce moment-là, devrait vraiment sonner comme une authentique « bonne nouvelle » pour cette personne.
Présenter Dieu avec le cours Stir
Tu peux aussi te servir du cours Stir (en anglais) comme outil pour inviter, de manière tout à fait délibérée, des personnes à un voyage spirituel. Une fois que les premières séances ont aidé à « éveiller » la curiosité, il y a des séances spécifiques pour aider à présenter Dieu.
Tout comme Paul renvoyait ses auditeurs non juifs à la création, la première séance sur le thème « Présenter Dieu » commence tout au début : en Genèse 1-3. Tu montres que les premiers humains ont été créés par Dieu, qu’ils vivaient en lien avec lui, puis qu’ils ont perdu ce lien à cause de leurs propres choix, marqués par le péché. Ensuite, comme Paul qui citait les poètes et les philosophes de son temps, tu t’appuies sur divers exemples modernes de personnes qui affirment être en lien avec Dieu. Tu puises dans des exemples actuels tirés de films, de séries, de livres ou d’articles, et tu montres comment un lien avec Dieu donne un vrai sens à la vie : la guérison dans la maladie, l’amitié dans les temps de solitude, la force de pardonner face à l’injustice et une image de soi saine dans les périodes d’insécurité.
Présenter Jésus
Dieu n’a pas voulu que nous ayons à deviner comment il est, ni à nous demander quels avantages apporte un lien avec lui. Et même s’il s’est révélé au fil de l’histoire par son peuple et par sa Parole écrite, son dernier mot pour nous, c’est Jésus.
C’est pourquoi la façon la plus puissante de présenter Dieu aux gens est de les aider à rencontrer Jésus. Jésus était Dieu… en chair et en os.
« Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous »
— Jean 1.14
Tout au début, nous ne voulons pas présenter Jésus directement comme le « Sauveur de nos péchés », mais comme quelqu’un qui était parfaitement un avec Dieu. Nous voulons montrer comment ce lien parfait avec Dieu a eu des effets positifs considérables, non seulement sur Jésus lui-même, mais sur le monde entier autour de lui. Quand nous aidons les gens à rencontrer Jésus, nous pouvons peu à peu les aider à comprendre que Jésus était aussi Dieu. Et lorsqu’ils expriment ensuite le désir d’entrer en lien avec Dieu, le fait que Jésus soit le seul chemin vers Dieu devient soudain absolument vital et pertinent.
« Le témoignage des premiers chrétiens semblait prendre la forme d’une invitation, Viens et vois ce que nous avons trouvé (par ex. Jean 1.45-46), plutôt que celle d’une tentative d’envelopper la signification de Jésus dans des théories et de prêcher des idées au lieu de désigner une personne. »
— Alister McGrath, Narrative Apologetics
Comment présenter la personne de Jésus ? Là aussi, nous pouvons le faire dans nos relations de tous les jours, ou nous servir du cours Stir pour nous y prendre de façon plus stratégique.
Présenter Jésus de façon personnelle
Même si notre culture nourrit de nombreuses réserves à l’égard de l’autorité et de la crédibilité de la Bible, beaucoup de gens restent pourtant curieux de ce livre, et nous savons que la Parole de Dieu mise par écrit a le pouvoir de réveiller. Alors, quand des voisins ou des amis montrent de l’intérêt pour en savoir plus sur Jésus, nous leur prêtons souvent une Bible pour enfants de qualité, comme « La Bible te raconte Jésus » (de Sally Lloyd-Jones). Nous précisons alors d’emblée : « Ça peut paraître un peu enfantin, mais nous adorons ce livre. Il te donne un super aperçu de toute la Bible et montre que Jésus est en fait au centre de tout. Plus tard, nous pourrons toujours te donner une vraie Bible si tu veux creuser plus profond. »
Tu peux bien sûr aussi leur proposer de lire directement l’un des Évangiles. Il existe aussi quelques films et séries vraiment bons sur la vie de Jésus, à regarder ou à voir en streaming (nous te conseillons d’éviter certains autres films qui, pour être honnête, sont assez cringe). Dans tous les cas : lisez ou regardez-en des extraits ensemble, ou propose-leur de le faire seuls, puis retrouvez-vous autour d’un café pour parler de ce qui les a fascinés.
Présenter Jésus avec le cours Stir
Si tu utilises le cours Stir, plusieurs séances vous conduiront directement dans les Évangiles pour faire connaissance avec Jésus et sa relation étroite avec Dieu. Les jeunes sont encouragés à réfléchir à l’influence positive que ce lien avec Dieu a eue sur Jésus et sur les personnes autour de lui.
Quand des gens rencontrent Jésus, que ce soit à travers ta relation avec eux ou à travers le cours, ils découvrent ceci :
- Jésus a abattu les barrières religieuses qui tenaient les gens éloignés de Dieu.
- Jésus se souciait vraiment des gens.
- Jésus aimait les marginaux.
- Jésus était un bon ami.
- Jésus se fichait complètement que les gens parlent mal de lui, parce qu’il savait ce que Dieu pensait de lui.
- Jésus défendait ce qui était juste et droit.
- Jésus accordait aux femmes une valeur extrêmement élevée.
- Jésus était puissant : il exerçait une influence sur le monde visible et invisible autour de lui, au lieu de se laisser façonner négativement par lui.
- Jésus parlait à Dieu comme à un Père aimant.
Jésus a vécu précisément ce genre de « vie en plénitude » auquel nous aspirons tous ! Et il l’a fait parce qu’il était parfaitement un avec Dieu. Soit dit en passant, la vie de Jésus et son lien avec Dieu apportent aussi une réponse pleinement satisfaisante à une autre question postmoderne : « Cette foi mène-t-elle à une véritable harmonie relationnelle ? »
Quand les gens rencontrent le vrai Jésus, ils sont attirés par sa vie et fascinés par lui en tant que personne. C’est souvent exactement ce qui donne l’impulsion nécessaire pour demander : « Tu aimerais vivre précisément ce genre de vie ? Tu veux savoir comment être pleinement en lien avec Dieu ? »
« Partout où Jésus allait, la vraie vie le suivait. »
— Stephen McAlpine, Being the Bad Guys
Inviter (Invite)
Dans notre premier article, nous avons réfléchi à voix haute à la question de savoir si le péché personnel est vraiment le meilleur point de départ pour des conversations sur l’Évangile. Quand une personne n’a aucun intérêt à connaître Dieu, cela ne la dérange pas non plus que son péché se dresse comme un mur infranchissable entre elle et Dieu.
Mais quand la curiosité spirituelle a été éveillée, et qu’une personne sent grandir en elle le désir de se relier au Dieu dont son âme a soif, nous devons devenir absolument honnêtes. Nous devons parler de l’état de notre relation avec Dieu. Cela ne devrait sans doute pas nous surprendre, mais, dans notre état actuel d’êtres humains, nous sommes séparés de Dieu à cause de notre propre élan vers l’indépendance, marqué par le péché. Cette séparation explique en fait une immense part de la douleur et du chaos que nous voyons quand nous regardons le monde et notre propre vie.
Aider les gens à ne pas seulement saisir avec la tête les effets destructeurs de notre péché et de notre séparation d’avec Dieu, mais à les ressentir vraiment, c’est décisif. Pas seulement pour une compréhension théologique correcte, mais parce que c’est seulement cela qui ouvre la porte à l’Évangile, pour qu’il soit entendu et accueilli comme une « bonne nouvelle » et ne s’évapore pas comme une simple information sans pertinence.
Que tu utilises le cours Stir ou que tu INVITES des personnes, dans tes relations personnelles, à suivre Jésus sur le chemin vers Dieu : c’est à cette phase de l’approche Stir que démarrent la plupart des ressources et des cours classiques d’évangélisation. Nous avons donc désormais l’avantage de nous mouvoir sur un terrain plus familier tandis que nous accompagnons les gens pour qu’ils saisissent la plénitude du salut « par la grâce seule, par la foi seule, par Christ seul ».
C’est précisément à ce moment que nous exposons le problème du péché, le plan éternel de Dieu pour sauver les humains, notre incapacité totale à revenir à Dieu par nos propres forces, ainsi que la crucifixion et la résurrection de Jésus. Nous montrons aussi que renouer avec Dieu suppose que nous reconnaissions notre culpabilité et que nous placions toute notre confiance en lui. Il ne s’agit pas seulement de demander à Dieu de « venir dans notre cœur », mais de lui remettre toute notre vie.
Ce faisant, nous pouvons continuer à apprendre à nous appuyer sur l’expérience plutôt que sur la seule information. Nous pouvons aider les gens à sentir à quel point Dieu désire ardemment une relation avec nous. Nous pouvons les aider à ressentir le poids de notre indépendance, qui nous a séparés de lui, et à éprouver un vrai brisement en voyant comment notre péché nous a blessés nous-mêmes et a blessé ceux qui nous entourent (notre péché a détruit notre propre quête d’« harmonie relationnelle »).
Nous pouvons raconter la crucifixion de Jésus de telle façon que les jeunes, qui se sont déjà attachés à Jésus en tant que personne, ressentent un mélange de choc et de profonde reconnaissance pour son sacrifice. C’est radicalement différent de rester complètement indifférent parce qu’un inconnu est puni pour un problème dont on ne savait même pas qu’on l’avait. Nous pouvons inviter les gens à confesser quelques péchés concrets et à vivre le pardon de manière à ce qu’il soit réellement libérateur et purifiant, au lieu de simplement répéter une prière du type « Dieu, pardonne-moi tous mes péchés », où le péché reste souvent un concept abstrait. Enfin, avec des mots qui leur sont familiers, nous pouvons accompagner les gens pour qu’ils fassent de Jésus celui qui les guide et qui leur pardonne, et pour qu’ils lui fassent pleinement confiance afin qu’il les ramène dans un lien réel et complet avec Dieu.
Continue d’éveiller
Quand nous parlons de Start to Stir, nous allons donc bel et bien parler de Jésus ! Mais cet « éveil » exige de reconnaître honnêtement que l’âme doit d’abord franchir d’énormes obstacles avant que le désir de Dieu puisse même naître. Éveiller, c’est aussi avoir de la patience pendant que nous accompagnons les gens au-delà de ces obstacles, car le progrès n’est pas toujours facile ni toujours linéaire.
Ça peut aussi t’aider
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En collaboration avec Start to Stir. Original de Darin Stevens : « When Will We Talk About Jesus ? » (en anglais). Traduction en allemand : Esther Penner (équipe Pulse).
