Tu envisages de démissionner ? Ou tu te demandes combien de ces 5 raisons s’appliquent à toi ? Tu n’es pas seul ! S’engager pour les autres est difficile, et, bien souvent, cet engagement ne reçoit pas la reconnaissance qu’il mérite. Pour t’éviter l’épuisement, nous avons rassemblé ici un système d’alerte précoce en 5 facteurs, afin que tu ne jettes pas l’éponge. Nous sommes là pour t’aider.

D’après l’étude « The State of Youth Ministry » de l’institut américain Barna, les responsables jeunesse salariés des églises restent en moyenne 3 ans à leur poste. Comment l’expliquer ? Quels facteurs poussent les responsables jeunesse à jeter l’éponge ? Nous avons fait appel à l’intelligence collective de notre communauté Pulse germanophone et reçu des réponses intéressantes.

1. La famille passe au second plan

Pour les responsables jeunesse, concilier les horaires de travail avec les besoins de leur propre famille représente un défi particulier. Plutôt que de sacrifier leur famille sur « l’autel du travail auprès des jeunes », ils cherchent un emploi qui leur permette de trouver l’équilibre entre vie de famille, travail et vie personnelle.

Une famille qui s’amuse avec un ballon
Concilier les besoins de sa propre famille avec le ministère est un défi particulier pour les responsables jeunesse. Photo d’illustration : Gustavo Fring, Pexels

2. Un salaire trop bas

J’ai été exploité pendant 10 ans pour un salaire très bas. Aujourd’hui, je suis payé selon une vraie grille salariale. (Responsable jeunesse de la communauté Pulse)

Comme dans l’action sociale en faveur de la jeunesse, quand l’église doit faire des économies, c’est souvent le travail auprès des jeunes qui en fait les frais en premier. Des salaires bas et de petits budgets pour les extras montrent qu’on est incapable de garder les responsables jeunesse sur le long terme. Ceux qui débutent dans le métier se voient obligés de trouver d’autres sources de revenus ou de chercher ailleurs.

3. Les lourdeurs bureaucratiques

Les longs processus de décision de l’église coupent les ailes au travail auprès des jeunes. Le travail auprès des jeunes a besoin de circuits courts et de décisions rapides pour rester dynamique. Quand les responsables jeunesse doivent faire valider leurs décisions par des comités ou par la direction, ils perdent non seulement de l’énergie et du temps, mais aussi la motivation de s’investir sur le long terme.

Une réunion d’équipe autour d’une table avec des ordinateurs portables
Les processus de décision de l’église coupent les ailes au travail auprès des jeunes. Photo d’illustration : fauxels, Pexels

4. Le manque de vision

Les responsables jeunesse doivent régulièrement réinventer le programme, suivre les tendances et entretenir les relations pour garder le contact avec les jeunes. Leur défi, c’est d’entraîner les autres avec eux et de les inspirer. Sans vision personnelle, c’est presque impossible. Et sans vision, le risque de burn-out est élevé.

L’Église doit être enracinée dans la Bible et active dans la mission. (d’après N. T. Wright)

5. Le manque d’alliés

Les responsables jeunesse tissent activement des relations dans lesquelles ils peuvent partager ce qu’ils ont sur le cœur, ouvertement et honnêtement. Ils ont besoin d’alliés qui célèbrent leurs réussites avec eux et qui écoutent leurs frustrations. Ils ont besoin de retours. Les autres responsables jeunesse salariés sont loin, et le temps pour se retrouver est limité. Sans alliés, des schémas de pensée et de comportement contre-productifs s’installent. Seul, on a vite fait de se raconter des histoires. On a besoin d’un regard extérieur.

Bonus : conseils de prévention

#1 Prends soin de ta relation avec Dieu

Le travail chrétien auprès des jeunes se nourrit d’une relation forte avec Dieu et du choix conscient d’aimer les gens. Le danger, c’est de négliger sa propre relation avec Dieu et de voir son travail comme un simple emploi plutôt que comme une vocation. L’image que tu as de toi dépend de ta relation avec Dieu. Si ta relation avec Dieu est bancale, ton image de toi l’est aussi, et avec elle tes relations avec les autres et ton travail.

#2 Trouve un mentor

Matin brumeux sur le Lauteraargrat, la longue arête entre le Lauteraarhorn et le Schreckhorn, dans l’Oberland bernois
Un mentor peut te pousser à voir grand. Photo d’illustration : Sylvain Mauroux, Unsplash
Ne mets pas ta croissance personnelle de côté. Quand tu grandis, les autres peuvent grandir eux aussi. Celui qui guide les autres a lui-même besoin d’être guidé.

Cherche une personne avec qui tu puisses être honnête, qui t’aide à prendre du recul sur toi-même et sur ton travail. Un mentor peut t’encourager et te pousser à travailler sur toi.

#3 Rejoins une cohorte

Tu as besoin d’alliés. Ce peut être un petit groupe de personnes qui partagent ta vision. Pendant une période fixée à l’avance, vous cheminez ensemble. Vous vous inspirez et vous enrichissez mutuellement. En échangeant et en priant ensemble, vous vous encouragez les uns les autres.

#4 Repère les signaux d’alarme

Un homme stressé pendant une discussion professionnelle
Signal d’alarme : tu parles de plus en plus mal de ton travail, de tes équipes, de ta direction. Photo d’illustration : Christian Erfurt, Unsplash

Avant même le burn-out, il existe des signes avant-coureurs auxquels tu devrais prêter attention :

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Tu prends moins de temps, voire aucun, pour ce qui te fait du bien (le sport, par exemple).
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Tu prends moins de temps, voire aucun, pour toi-même.
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Tu dors moins bien et tu te sens agité. Tu ressasses régulièrement ce que tu as à faire.
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Tu as perdu l’envie de voir les jeunes ou les bénévoles, et tu souhaites de plus en plus ne pas avoir à les voir.
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Tu parles de plus en plus mal de ton travail, de tes équipes, de ta direction.

Version française : octobre 2026