Introduction
Temps de réflexion et de prière
Prenez une feuille et un stylo, répartissez-vous dans la salle et réfléchissez à la question suivante :
« Comment est-ce que je me sens en ce moment ? Qu’est-ce qui prend le plus de place dans ma tête aujourd’hui ? » Note chaque pensée. Tout ce qui te vient à l’esprit. Ne te demande pas si tu dois l’écrire ou non. Écris-le, c’est tout.
Puis prends tout cela et parles-en avec Jésus. Si ce sont des soucis, confie-les-lui. Si ce sont des questions, pose-les-lui et demande-lui des réponses. Prends tout ce paquet de pensées et dépose-le devant Jésus. Demande-lui ensuite de préparer ton cœur pour notre temps ensemble et de te mettre à cœur ce qui compte pour lui.
Après avoir parlé avec Jésus, note par écrit ce qui te vient quand tu penses au camp, à ta préparation, au temps du camp et à l’après :
- Qu’est-ce que tu souhaites (pour toi, pour les bénévoles et pour les ados) ?
- Quelles questions te poses-tu ?
- Qu’est-ce qui t’inquiète ?
- Quelles sont tes peurs ?
Attentes et questions
Regarde ce que tu as écrit : « Que faudrait-il qu’il se passe pour que tu rentres chez toi après cette formation en te disant que ça valait la peine d’être là ? »
Note maintenant toutes les questions que tu te poses et auxquelles tu aimerais avoir une réponse.
Bâtir la confiance, mais comment ?
Travail individuel
- Écris « confiance » au milieu de la feuille et entoure le mot d’un cercle. Puis dessine deux autres cercles autour, plus espacés.
- Dans le cercle intérieur, écris tout ce que le thème de la « confiance » t’évoque : associations, pensées et idées
Échange à deux : Échangez ensuite à deux sur les questions suivantes :
- Comment des personnes de votre vie ont-elles bâti la confiance dans leur relation avec vous ? Qu’ont-elles dit ou fait qui vous a fait comprendre que vous pouviez leur faire confiance ? Notez vos idées dans le cercle suivant, un peu plus grand.
- Où la confiance a-t-elle été brisée ? Qu’est-ce qui a conduit à cela ? Qu’est-ce que la personne a dit ou fait qui vous a rendus méfiants ou vous a donné le sentiment que vous ne pouviez pas lui faire confiance, qu’elle n’était pas authentique, qu’elle ne pensait pas vraiment ce qu’elle disait ? Notez vos idées dans le cercle extérieur.
1. Qu’est-ce qui crée la confiance ?
2. Qu’est-ce qui brise la confiance ? Qu’est-ce qui crée la méfiance ?
Tu peux aussi, ensuite, faire travailler les bénévoles en trois groupes avec la méthode du « World Café » sur la question « Comment bâtir des relations de confiance avec les ados ? », chaque groupe avec l’un des trois axes suivants :
1. Avant le camp
2. Pendant le camp
3. Après le camp
Approfondissement et réponses aux questions
Dans cette partie, tu trouveras quelques-unes des questions qu’on m’a posées pendant le séminaire que j’ai animé, avec mes réponses. Par endroits, j’ai mis des liens vers les articles et les ressources sur lesquels je me suis appuyée pour répondre.
Comment m’y prendre au mieux avec les jeunes qui restent en marge du groupe, et comment motiver l’équipe à travailler ensemble ?
Pour répondre à cette question, j’ai donné aux bénévoles l’étude de cas suivante, puis nous avons rassemblé les idées en plénière :
Étude de cas : Lisa
Lisa a 13 ans et participe au camp. Elle est timide et n’a pas encore trouvé sa place dans le groupe. Elle a du mal à se faire de nouveaux amis. En groupe, elle reste passive et manque d’assurance. Elle cherche de plus en plus la proximité de ses responsables de groupe et prend ses repères auprès d’eux.
Consigne
Travaillez en petits groupes et cherchez ensemble des idées pour aider Lisa à prendre confiance en elle et à nouer de nouvelles relations, afin qu’elle se sente mieux dans le groupe.
- Comment pouvez-vous créer un cadre accueillant et bienveillant dans lequel Lisa se sente bien ?
- Comment pouvez-vous l’encourager à participer activement aux activités du groupe et à se faire de nouveaux amis ?
Quels sujets aident le plus à créer du lien avec les ados et à gagner leur confiance ?
Les ados se posent les mêmes questions que les générations d’avant. Qui suis-je ? Où est ma place ? Qu’est-ce que je peux changer ?
Quelques grands thèmes qui préoccupent les ados en ce moment :
- Santé mentale : la surcharge liée aux sollicitations numériques, la pression de la performance, la dépression, les pensées suicidaires
- Enjeux mondiaux : le changement climatique, les catastrophes naturelles, les guerres, etc. Ces sujets leur arrivent sans filtre par les réseaux sociaux
- Questions de genre : la question de l’identité de genre
- Sexualité : l’accès à la pornographie et la diversité des orientations sexuelles et des formes de relation présentées dans les médias
En même temps, chaque ado est unique. Pour découvrir ce qui le touche et ce qui le préoccupe, pose-lui des questions qui montrent un intérêt sincère et rejoins-le sur les sujets qui sont les siens.
Voici d’autres ressources qui peuvent t’aider :
➡️ La newsletter Pulse
➡️ Questions brise-glace pour des conversations hors du commun
Qu’est-ce qui préoccupe les ados ? Qu’est-ce qui leur pèse ou les inquiète le plus ?
Comment gagner la confiance des ados ?
Comment réagir quand un participant me dit que ses parents l’ont obligé à venir au camp, mais qu’il n’en a aucune envie ?
D’abord, réjouis-toi qu’il soit là et qu’il fasse partie de ton groupe. Ce n’est pas grave de ne pas avoir envie. Rejoins-le dans ce qu’il ressent. Tu as peut-être déjà été obligé de faire quelque chose dont tu n’avais aucune envie. Tu te souviens peut-être encore de ce que tu as pensé ou ressenti. Renvoie-lui cela en miroir, ou dis-lui : « Ça doit être vraiment nul pour toi d’être obligé de faire quelque chose dont tu n’as pas envie. Qu’est-ce que ça t’a fait ? Qu’est-ce que tu aurais préféré faire plutôt que de venir au camp ? » Montre-lui par ta réaction et par tes questions que tu le remarques et que tu le vois. Laisse-lui de la place pour exprimer ce qu’il ressent. Pendant la conversation, veille aussi à ne pas juger le comportement de ses parents. (Il y a des situations où ce serait approprié, mais ce n’en est pas une.) Avec la question « Qu’est-ce que tu aurais préféré faire ? », tu découvres ce qui lui plaît et ce qui l’intéresse. Apprends à le connaître. Fais-lui savoir que tu t’intéresses à lui. Montre-lui qu’il compte pour toi.
Que faire quand un enfant me dit qu’il est frappé à la maison ?
Prends l’enfant au sérieux. Reste calme et écoute-le. Préviens immédiatement la direction du camp. Note par écrit toutes les étapes et toutes les observations : qu’est-ce qui a été dit, et à qui ? Quelles questions ont été posées ? Quelles mesures avez-vous prises ? Pour le moment, ne prenez pas contact avec les parents. Vous mettriez l’enfant directement en danger. La direction du camp devrait contacter directement les services locaux de protection de l’enfance ou s’adresser à un service d’écoute ou de conseil. On y trouve des professionnels formés et expérimentés, qui savent quoi faire et vous accompagnent à chaque étape. Il est aussi toujours possible de demander conseil de façon anonyme. Très important : la marche à suivre dans une telle situation devrait être claire avant qu’elle ne se présente. La direction du camp et les bénévoles devraient savoir quoi faire. L’essentiel : garder son calme, ne pas agir sur un coup de tête, ne pas faire de déclarations hâtives, faire appel à des professionnels.
Ressources utiles :
- Ce qu’est la maltraitance des enfants, sous toutes ses formes : la fiche Maltraitance des enfants de l’Organisation mondiale de la santé.
- Ce qu’il faut régler avec ton équipe avant le camp, jusqu’à la marche à suivre en cas de soupçon : notre guide Organiser un camp de jeunes, partie « 3. Protection et prévention ».
(Comment) travailler avec des filles quand on est un garçon, ou avec des garçons quand on est une fille ?
Règle de base au camp : les filles sont toujours encadrées par des femmes, les garçons toujours par des hommes. Les groupes mixtes devraient être encadrés par une femme et un homme de l’équipe. Le même principe vaut pour les entretiens pastoraux : les hommes de l’équipe ne mènent pas d’entretien pastoral avec des filles, et les femmes de l’équipe n’en mènent pas avec des garçons.
Pourquoi : nous voulons protéger les enfants et les jeunes qui nous sont confiés, et aussi les bénévoles. C’est pourquoi les bénévoles devraient être formés à l’avance à la protection des mineurs au camp. Un « code de conduite » et un « extrait de casier judiciaire » sont indispensables pour les bénévoles. La formation doit aussi répondre à la question : « Comment est-ce que je me comporte, en tant que bénévole, avec les enfants et les jeunes ? »
Ressources utiles :
- Ta fédération ou ton union d’églises a sans doute sa propre démarche de prévention des violences et des abus, avec un code de conduite pour les bénévoles et les salariés qui travaillent avec des enfants et des jeunes. Renseigne-toi auprès d’elle.
- Ce que comprend une politique de protection (proximité et limites, signalement, marche à suivre en cas de soupçon) : notre guide Organiser un camp de jeunes, partie « 3. Protection et prévention ».
Version française : octobre 2026

